LICARES, SCENE D’ACTION

24/01/25

 

Alors, comment s’y prendre pour rendre l’action crédible ?

1. Le rythme, c’est la clé !
Le rythme de tes phrases reflète la vitesse et l’intensité de l’action.
La longueur de tes phrases, la place que tu donnes à la description des détails, tout cela doit être intentionnel et dépendre de l’effet recherché.
Est-ce que l’action est rapide, violente, saccadée ? Ce sera souvent le cas, d’où un recours fréquent à des phrases concises, courtes, qui vont droit au but.

2. Sois clair(e) sur qui fait quoi
Personne ne veut relire trois fois une scène pour comprendre si c’est le héros ou le méchant qui a pris le coup. Assure-toi que chaque action soit limpide. Utilise les prénoms ou les désignations simples : « Le soldat » ou « L’homme masqué », plutôt que « il » à chaque phrase.

3. Pas d’action gratuite (pas de violence, c’est les vacances)
L’action doit avoir une raison d’être. C’est la suite du principe général : tout ce que tu mets dans ton roman doit servir l’avancée de l’histoire.
Pourquoi cette bagarre ou cette poursuite ? Que risque ton héros ? Que ressent-il ?
N’hésite pas à ajouter de l’enjeu émotionnel : une bonne scène d’action est plus captivante quand elle inclut un danger émotionnel pour le perso.

4. Utilise les cinq sens
Plonge ton lecteur dans l’instant. Qu’entend-on ? Que ressent-on ? Des pneus qui crissent, des gouttes de sueur sur la peau, une odeur de poudre ou de métal… Ces détails rendent la scène plus réelle et immersive.

5. Coupe au montage
Ne raconte pas chaque micro-mouvement comme si tu filmais en temps réel. Évite le piège du « il leva la main droite, visa, serra la gâchette, tira… ». On s’ennuie déjà. Rappelle-toi le conseil numéro 1: va à l’essentiel : « Il tira. Un cri éclata dans la foule. »